Le problème de visibilité le plus courant sur PrestaShop n'est pas le manque de pages, c'est leur excès. Chaque combinaison de filtres — couleur, taille, prix, marque — crée une page de plus, et rien n'empêche Google de les visiter toutes. Il épuise son temps sur des milliers de pages de filtres sans valeur pendant que vos fiches produit attendent leur tour. Ce n'est pas une question de contenu, c'est une question de plomberie.
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En détail
Je commence toujours par ce que Google voit réellement, pas par ce que le site déclare. Trois listes sont croisées : le sitemap — la liste de pages que le site remet officiellement à Google —, ce que rapporte la Search Console — le tableau de bord que Google fournit aux propriétaires de sites —, et ce qu'un parcours automatique découvre en suivant les liens un à un. L'écart entre les trois raconte l'essentiel.
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Sur une boutique PrestaShop, il est fréquent d'y trouver dix fois plus de pages visitées que de pages utiles, presque toutes issues des filtres. Viennent ensuite les pièges propres à PrestaShop. Les déclinaisons — les versions d'un même produit —, quand chacune a sa propre adresse, créent autant de quasi-doublons qu'il y a de tailles et de couleurs.
Le découpage des rayons en pages numérotées, s'il est mal déclaré, éparpille la valeur sur des dizaines de pages. Les redirections empilées par les refontes successives — souvent trois ou quatre renvois à la suite — perdent un peu de valeur à chaque saut. Et la fiche d'identité que Google lit sur chaque produit — prix, disponibilité, avis — décrit souvent un état qui ne correspond plus à la page.
Enfin le contenu, mais dans l'ordre : les rayons avant les fiches. Un rayon bien traité capte les recherches larges qui alimentent tout le reste, alors que la plupart des boutiques y laissent le texte par défaut et écrivent des descriptions produit que personne ne cherche. Le rapport se termine par un plan sur 90 jours, découpé par mois et hiérarchisé par trafic potentiel : ce qui se fait en semaine 1, ce qui attend, et ce qui ne vaut pas l'effort.
Caractéristiques
Ce que vous obtenez.
Faites glisser
01
Ce que Google visite vraiment
Trois listes croisées : ce que le site déclare, ce que Google dit visiter, et ce qu'on découvre en suivant tous les liens. L'écart révèle les pages de filtres visitées en masse — souvent dix fois le nombre de pages utiles.
02
Filtres et versions sous contrôle
Le piège numéro un de PrestaShop : des milliers de pages nées des combinaisons de filtres, et autant de quasi-doublons par taille et par couleur. On décide ce que Google doit voir, et ce qu'il doit ignorer.
03
Les renvois en chaîne démêlés
Les refontes successives laissent des renvois d'adresses empilés, souvent trois ou quatre à la suite, et des rayons découpés en dizaines de pages qui se diluent entre elles. On remet tout à plat.
04
Ce que Google lit sur vos produits
Prix, disponibilité, avis : la fiche d'identité que Google lit sur chaque produit est vérifiée contre la page réelle. Un prix périmé annoncé à Google fait plus de mal que rien du tout.
05
Un plan sur 90 jours
Découpé par mois et classé par trafic potentiel : ce qui se fait en semaine 1, ce qui attend, et ce qui ne vaut pas l'effort. Les rayons avant les fiches produit.
Méthode
Comment on procède.
01
Collecte
Accès en lecture aux outils de mesure de Google, puis parcours complet de la boutique. On regarde d'abord ce que Google voit, pas ce que le site déclare.
2 jours
02
Analyse technique
Filtres, versions de produits, découpage des rayons en pages, doublons, renvois d'adresses, et versions par langue si la boutique en a plusieurs.
3 à 5 jours
03
Analyse éditoriale
Les rayons d'abord — ce sont eux qui captent les recherches larges —, puis l'état des fiches produit et les liens entre les deux.
2 jours
04
Plan et restitution
Le plan sur 90 jours, parcouru ensemble. Chaque action porte son trafic potentiel et son coût en temps.
1h en visio
Cas concrets
Quelques exemples.
01
Boutique textile, 40 000 pages visitées
2 100 produits, mais 40 000 pages visitées par Google — presque toutes des combinaisons de filtres. Une fois le tri fait, Google est revenu vers les fiches : catalogue entièrement présent dans les résultats en six semaines.
SEO
Facettes
Indexation
FAQ
Questions fréquentes
Faut-il empêcher Google d'indexer les pages de filtres ?+
Pas toutes, et c'est là que le travail se joue. Chaque combinaison de filtres crée une page. Certaines répondent à de vraies recherches — « chaussures de randonnée femme » mérite sa page — quand la grande majorité n'intéressent personne. L'audit trie : ce que Google doit montrer, ce qu'il doit rattacher à la catégorie, ce qu'il ne doit plus perdre de temps à visiter.
Mes fiches produit existent-elles en double aux yeux de Google ?+
Souvent, mais rarement pour la raison qu'on croit. Ce ne sont pas les descriptions du fournisseur qui posent le plus problème, ce sont les variantes de taille ou de couleur qui ont chacune leur propre adresse : la même fiche existe alors en autant d'exemplaires qu'il y a de tailles et de couleurs, et Google ne sait plus laquelle montrer.
En combien de temps voit-on un effet ?+
Les corrections techniques — renvois d'anciennes adresses, page de référence désignée parmi les doublons — font effet en quatre à huit semaines, le temps que Google repasse sur le site. Le travail d'écriture sur les catégories met un trimestre. Toute promesse plus rapide est une promesse en l'air.
Quelle différence avec l'audit complet ?+
Celui-ci ne traite que le référencement, à 690 € au lieu de 990 €. Le complet y ajoute le code, la base, la sécurité et les performances. Si votre trafic stagne sans que la boutique soit lente ni instable, celui-ci suffit.
Écrivez-vous les textes ?+
L'audit ne les écrit pas : il dit quelles catégories méritent d'être traitées en premier, avec quel angle et quel volume. La rédaction est un travail séparé, que vous pouvez mener en interne — c'est souvent mieux, personne ne connaît vos produits comme vous.
Faut-il un accès à la Search Console ?+
Oui, en lecture seule : je consulte, je ne modifie rien. C'est ce qui distingue un vrai audit d'un rapport d'outil automatique : sans la Search Console, on ne voit ni ce que Google visite réellement sur la boutique, ni les recherches sur lesquelles elle apparaît déjà sans que personne l'ait remarqué.
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