Votre catalogue se fait
concurrence à lui-même.
Le problème SEO le plus courant sur PrestaShop n'est pas le manque de pages, c'est leur excès. La recherche à facettes engendre des milliers d'URL combinatoires — couleur, taille, prix, marque — et rien n'empêche Google de toutes les explorer. Le budget d'exploration part dans des pages filtre sans valeur pendant que les fiches produit attendent leur tour. Ce n'est pas une question de contenu, c'est une question de plomberie.
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Je commence toujours par ce que Google voit réellement, pas par ce que le site déclare. Un croisement entre les URL du sitemap, celles remontées par la Search Console et celles qu'un crawl découvre en suivant les liens : l'écart entre les trois raconte l'essentiel. Sur une boutique PrestaShop, il est fréquent d'y trouver dix fois plus d'URL explorées que d'URL utiles, presque toutes issues des filtres.
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Viennent ensuite les pièges propres au CMS. Les déclinaisons, quand elles sont accessibles par une URL propre, créent autant de quasi-doublons qu'il y a de tailles et de couleurs. La pagination des catégories, si elle n'est pas correctement déclarée, dilue le signal sur des dizaines de pages numérotées.
Les redirections empilées par les refontes successives — souvent trois ou quatre sauts — font perdre à chaque saut un peu du signal transmis. Et les données structurées produit, quand elles existent, décrivent souvent un prix ou une disponibilité qui ne correspondent plus à la fiche. Enfin le contenu, mais dans l'ordre : les catégories avant les fiches.
Une catégorie bien traitée capte les requêtes larges qui alimentent tout le reste, alors que la plupart des boutiques y laissent le texte par défaut et écrivent des descriptions produit que personne ne cherche. Le rapport se termine par un plan sur 90 jours, découpé par mois et hiérarchisé par trafic potentiel : ce qui se fait en semaine 1, ce qui attend, et ce qui ne vaut pas l'effort.
Ce que vous obtenez.
Comment on procède.
Collecte
Accès en lecture à la Search Console et à l'analytics, puis crawl complet de la boutique. On regarde d'abord ce que Google voit, pas ce que le site déclare.
Analyse technique
Facettes, déclinaisons, pagination, canoniques, redirections, données structurées, hreflang si la boutique est multilingue.
Analyse éditoriale
Les catégories d'abord — ce sont elles qui captent les requêtes larges —, puis l'état des fiches produit et le maillage entre les deux.
Plan et restitution
Le plan sur 90 jours, parcouru ensemble. Chaque action porte son trafic potentiel et son coût en temps.
Quelques exemples.
Boutique textile, 40 000 URL explorées
2 100 produits, mais 40 000 URL explorées par Google — presque toutes des combinaisons de filtres. Après tri et blocage, le budget d'exploration est reparti vers les fiches : indexation complète du catalogue en six semaines.
Questions fréquentes
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